Source : https://www.banquedesterritoires.fr/
Le secteur social et médico-social à but non lucratif – aide à domicile, Ehpad, établissements pour personnes handicapées, foyers de réinsertion… – a besoin de sept milliards d’euros de financements publics supplémentaires pour garder la tête hors de l’eau, ont averti vendredi 5 juin trois organisations patronale, salariale et associative.
L’Union des employeurs de l’économie solidaire (Udes), la CFDT et l’Uniopss, qui fédère les multiples associations du secteur, ont présenté une étude du cabinet Syndex qui a calculé de combien l’Etat et les collectivités devraient augmenter leurs financements pour assainir les finances de ces associations, et rendre un peu plus attractives les rémunérations des 1,26 million de salariés du secteur, aujourd’hui parmi les plus basses du secteur privé.
Syndex estime que le secteur a besoin de 13 milliards d’euros en brut par an pour “combler le décrochage de pouvoir d’achat” de ses salariés, de sept milliards d’euros supplémentaires en brut pour rétablir son excédent brut d’exploitation (qui permet de rembourser les emprunts et renouveler les équipements) qui pour l’instant est insuffisant pour assurer la pérennité des établissements.
Toujours selon Syndex, les salariés de l’aide à domicile ont une rémunération nette moyenne équivalent temps plein très nettement inférieure à la moyenne nationale dans le privé (-33%).
